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the town of Ehden Caza - Zgharta the Zgharta Zawieh online magazine |
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Ehden a brief history You can't go back to the ancient history of Ehden because of lack of written documents due to the fact that Ehden was burnt and its houses and monuments were put to ground many times through the ancient history. But a document related to the year 1283 was found by the priest Gerges Yammine in the early 19 century, retraces back the history of Ehden to the year 2500 of the creation. This document mentions many of those who passed by Ehden from the Syriacs who rebuilt it in 2939 to the Assyrians who burn it in 3252 than Thalakos the Macedonian brought some of his people to live in it (year 3654) and they built the Temple of the Sun (year 494 of the Macedonian calendar) and some of the big stones used in building its walls are still present today with inscriptions on them. In the year 3980, the Roman army of Pompeus invaded Ehden.
A view of Ehden from the Hosn in the 19th century by W.H.Bartlett A stone with inscriptions on it relevant to the year 272 A.D. was sent to Paris Museum in the 19th century and is present now among the Oriental collection under the number 4524. In 1264 the people of Ehden backed the Crusades in their battle for the town of Tripoli and in 1283 the army of King Alzaher invaded and burnt Ehden. In 1586, Ehden was burnt again. The document present in the public library in Paris (number 270) do not mention by whom and all it says that "Ehden was burnt in the year 1897 of the Greek calendar" which means the year 1586 A.D.
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EHDEN ET SA FORTERESSE - Alors, Abouna, selon vous, Ehden est l'emplacement du Paradis terrestre? - Selon moi! Selon tous les habitants du pays, vous dis-je. Le nom l'indique. Ehden! La tradition de nos pères, la Bible, les livres des savants en parlent. La chose est incontestable. Tenez, de cette terrasse n'admirez-vous pas des coupes de montagnes, cette plaine, ces sources, cet air, ce climat, ces merveilles? Ehden est "l'oeil du Liban, la fleur du Jiord". De toutes parts, les maladies et les riches y montent; chacun, en le nommant, sent une odeur de paradis. Un ravissant paysage en effet que ce plateau alpestre perché a 1500 mètres, sorte d'oasis aux fraiches cultures, sous un ciel très pur. On y trouve réuni tout ce que le Liban a de meilleur. Du milieu d'un tertre planté de beaux noyers, émerge une floraison de campaniles et de peupliers: c'est le village d'Ehden. Il y règne une activité extraordinaire. On bâtit de tous cotés; beacoup d'etrangers, d'innombrables moucres et mulets; tout ce tapage, sous le clair soleil, a de quoi griser un cerveau montagnard.
A view of Ehden from the south in the 19th century by W.H.Bartlett Nous retrouvons la nos braves paysans de Zghorta, montés pour les moissons. Tous ces montagnards paraissent heureux de vivre ici et me rappellent le mot qu'écrivait d'Avrieux en 1660: Malgré ma lassitude, je ne pouvais me lasser de parcourir ce beau pays; c'est véritablement un diminutif du paradis terrestre dont il porte le nom. Du seuil de son école, le curé nous laissa regarder, silencieux, satisfait, puis passant a la seconde partied u programme: - et maintenant, dit-il, venez voir nos antiquités, nos ruines et nos inscriptions. Il sortit. Derrière lui, l'école démontée se mit a piailler; le maitre l'entendiait, certes, mais la patrie avant tout!... Les inscriptions d'Ehden sont au nombre de trois: 1- L'une encastrée dans le mur de l'eglise, se trouve dans le Corpus No 4524 d'après une copie de Seetzen: l'année 584, evaluée d'apres l'ere des Séleucides, nous reporterait à l'an 272 de notre ère. 2- Une autre inscription se lit sur une pierre près de l'église: elle est très mal gravée et d'une fort basse époque J'y vois des signes ou des formulas chrétiennes. 3- Une inscription syriaque se trouve dans l'église. Elle est en estranghelo cursif assez irrégulier. La voici: Elle veut dire: " Au nom de Dieu qui ressucite les morts en l'année…d'Alexandre… s'endormit et mourut Morcos…" … Lorsque, à la fin des Croisades, les hordes turkomanes et mamelouks ravagèrent le Haut-Liban, elle se heurtèrent contre Ehden. Là s'était amassée toute la population guerrière de la region, avec quelques débris de croisés francais, qui se fondirent peu a peu dans l'élément maronite; de là cette prétention du Haut-Libanais d'avoir du sang français dans les veines. Deux tours protégeaient le village: l'une sur l'emplacement de l'église actuelle de Saint Georges, l'autre sur l'esplanade de Hosn, plus forte. Le siège dura quarante jours; après quoi, Ehden fut pris et saccagé. L'ennemi s'acharna particulièrement sur la tour du nord, qui lui avait fait subir de grandes pertes; il la démolit, la rasa et en fit rouler les blocs au bas de la montagne. Le P. Martin cite même ce fait pour l'année 1289. Cependant sur le plateau de 100 mètres de long, je n'ai trouvé aucune trace de blocs ou d'arasement. Faut-il croire que les blocs ont été roulés en bas d'ou ils auraient été débités pour la construction des maisons d'Ehden? Ainsi parle la tradition locale. Joseph Goudard 1908
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